Combattre l’exclusion

26 janvier, 2016
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Depuis les attaques terroristes perpétrées à Paris, en novembre 2015, et les prises d’otage fatales survenues au Mali et au Burkina Faso, en janvier 2016, les Canadiennes et les Canadiens ont pris conscience de l’ampleur du problème de l’extrémisme violent. Certains ont oublié les attaques violentes qui ont ébranlé la capitale nationale, en 2014, lorsque le centre‑ville est devenu la scène d’une fusillade, alors qu’un tireur isolé, apparemment inspiré par l’idéologie extrémiste, a voulu apporter le carnage de la guerre directement à l’entrée du Canada.

Dans la foulée des incidents d’extrémisme violent, les communautés minoritaires ont sonné l’alarme, déclarant qu’ils sont blâmés pour des gestes qu’ils déplorent majoritairement. Un incendie suspect dans une mosquée à Kitchener, en Ontario, des allégations d’agressions violentes contre des femmes musulmanes à Toronto et à Montréal, et une agression au poivre de Cayenne perpétrée contre des réfugiés syriens près d’un centre islamique à Vancouver, en Colombie‑Britannique, font tous ressortir les grands défis posés par ces réactions violentes. Les jeunes Canadiennes et Canadiens qui sont de confession musulmane ou qui sont perçus comme tels se disent de plus en plus préoccupés d’être ciblés injustement, voire exclus, dans leurs recherches d’emploi et de logement.

Pour aider à empêcher la montée de l’extrémisme violent au Canada, tout en combattant la prolifération de l’exclusion raciale, la Fondation Michaëlle Jean est heureuse d’unir ses forces à celles du Musée des beaux‑arts de Montréal, de l’Institut pour la recherche et l’éduction sur les relations raciales dans le cadre d’un projet avant‑gardiste destiné aux jeunes dans la grande région de Montréal. Le travail de la Fondation dans la région s’échelonnera sur quatre ans et vise à valoriser les jeunes montréalais de 15 à 30 ans provenant non seulement de la communauté musulmane, mais aussi des communautés arabe, syrienne, maghrébine, iranienne, kurde et sahélienne. Ils auront l’occasion unique d’utiliser les arts pour travailler avec des dirigeants du gouvernement, d’entreprises, de services sociaux, de services de la santé, d’organismes d’application de la loi et de syndicats pour favoriser leur pleine intégration dans la ville sur les plans social, économique, culturel et politique. Pour appuyer notre projet.

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