Lutter pour la justice

25 janvier, 2016
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La première Commission de vérité et réconciliation (Commission) du Canada a donné aux Canadiennes et aux Canadiens de tous les milieux une occasion sans précédent d’apprendre l’histoire sordide des pensionnats indiens. À partir du début du XXe siècle jusque dans les années 1990, des milliers de jeunes autochtones ont été retirés de leur famille pour être placés dans des pensionnats indiens. Bon nombre d’entre eux y ont été dépourvus de leur langue et culture ancestrales, voire abusés physiquement et sexuellement.

Parmi les séquelles laissées par les pensionnats indiens, mentionnons le taux élevé de suicides, de violence, de femmes disparues et de problèmes de toxicomanie qui rongent les collectivités autochtones dans tout le Canada. Ces enjeux ont également nourri le système de justice pénale : on a constaté, au cours des dix dernières années, une très forte surreprésentation des hommes et des femmes autochtones dans les établissements carcéraux provinciaux et fédéraux du pays. En conséquence, la Commission a recommandé une série de mesures pour lutter contre la surreprésentation des peuples autochtones dans le système de justice pénale du Canada, dans le cadre d’efforts plus importants visant à se réconcilier avec les collectivités autochtones dans l’ensemble du pays.

Inspirée des recommandations de la Commission, la Fondation Michaëlle Jean a uni ses forces à celles du Musée des beaux‑arts de la Nouvelle‑Écosse et de l’organisme Youth Art Connection, situé à Halifax, afin de lancer la deuxième édition de son projet Les jeunes, les arts et la justice. Ce projet vise à donner aux jeunes défavorisés les moyens de travailler avec les collectivités de la province pour trouver des solutions durables aux problèmes liés à la justice, du point de vue des peuples autochtones, de la communauté afro‑néo‑écossaise, de la communauté des gais, lesbiennes, bisexuels, trangenderistes et allosexuels (LGBTQ), ainsi que des adolescentes et des femmes. Le projet, qui s’échelonne sur cinq ans, repose sur une collaboration avec le Musée, qui a débuté en 2015 et qui a permis à plus de 100 artistes de participer à la création d’une exposition portant sur la sensibilisation aux problèmes liés à la justice dans la province. Pour appuyer cette initiative.

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